Géographie

Cuvat est une commune située dans la région Rhône-Alpes et le département de la Haute-Savoie.

Elle est délimitée :

  • au Nord par la commune d’Allonzier-la-Caille ;
  • à l’Est et au Sud-Est par la commune de Saint Martin-Bellevue ;
  • au Sud par la commune de Pringy ;
  • au Sud-Ouest par la commune de La Balme-de-Sillingy ;
  • au Nord-Ouest par la commune de Choisy.

Nichée au pied de la montagne de La Mandallaz, Cuvat s’étend sur une superficie de 472 hectares dont l’altitude varie de 540 à 902 mètres, le chef lieu se situant à 684 mètres.

 La Mandallaz :

Il faut rappeler que le village de Cuvat est construit sur le flanc Est d’une montagne qui s’appelle La Mandallaz, respectueusement surnommée « LA MONTAGNE ». Son point culminant est à 929 mètres, et curieusement ce point ne se situe pas au niveau de la tête de la Mandallaz, au dessus de la zone commerciale d’Epagny, mais au niveau de Cuvat. Couverte de bois, elle est un véritable poumon vert pour les communes limitrophes et également pour l’agglomération d’Annecy. Elle s’étend sur 5 communes : La Balme de Sillingy, pour la plus grosse partie, Choisy, Epagny, Pringy et Cuvat. Nous voulons, au travers de ce dossier, lui rendre hommage, pour son histoire riche et le plaisir qu’elle procure aux promeneurs, chasseurs, ramasseurs de champignons et autres sportifs.

Qui remarquerait la Mandallaz, si la grande faille sur laquelle s’est installé le lac d’Annecy ne l’avait pas tranchée net, par l’enfoncement de la partie sud qui constitue aujourd’hui la montagne d’Age au niveau de Poisy.

  • Les grottes :

La grotte de Lesvaux découverte en 1977 est d’une longueur de 700 mètres. L’importance de cette découverte réside surtout sur la mise à jour de squelettes du Néolithique (environ entre 3 000 et 2 300 ans avant J.C.).

La grotte du Maquis servit d’abri aux résistants de la région durant la seconde guerre mondiale. Elle se situe au lieu-dit « sur les Fartos ». Une quarantaine de maquisards du groupe MEGEVAND, dit Pan Pan s’entraînèrent au maniement des armes et effectuèrent des coups de mains.

La grotte du Curé est située à proximité de la grotte du Maquis.

  • Les oppidums :

Il y a longtemps que la montagne est parcourue par l’homme, au sommet de la Mandallaz au lieu dit « la tête » se dressait, il y a plus de 2200 ans un village fortifié appelé « oppidum » qui permettait aux habitants de l’époque (les Allobroges) de se réfugier dans un lieu facile à défendre. Plusieurs fortifications exploitaient la configuration naturelle du terrain et pouvaient être importantes, la largeur du mur d’enceinte atteignait par endroit 12 mètres. A leur arrivée vers 120 avant J.C., les Romains ont détruit ces fortifications, symboles de résistance. A noter que d’autres oppidums existaient sur Allonzier-la-Caille, au niveau du Crêt à la Dame et de Néplier.

Le bois de la Cure :

  • Situation et peuplement :

La forêt communale est localisée en un seul lieu, situé au bout du chemin des Trembles (cimetière) sur une superficie de 5,45 hectares. Elle porte le nom de bois de la CURE.
Elle se situe dans l’étage collinéen entre 660 et 705 m d’altitude.

Sa composition est essentiellement de sapins, d’épicéas, de hêtres et de chênes, avec la répartition suivante : 50 % de sapins, 30 % d’épicéas à dominante douglas, 10 % de hêtres et 10 % d’autres feuillus.

Il est à noter que son peuplement est relativement âgé avec des épicéas de plus de 200 ans et des sapins de plus de 140 ans, et que la forêt a beaucoup souffert des tempêtes de 1986 et 1999. Ces deux derniers points nous amènent à parler de son entretien et de sa gestion afin de la valoriser.

  • Entretien :

En 2014,  l’Office National des Forêts a analysé le milieu, et a proposé un plan d’aménagement sur une durée de 20 ans.

Cela a permis de connaître :

  1. Ses forces : une forêt productive, un capital sur pied important, sa proximité du village ;
  2. Ses faiblesses : une partie de la forêt vieillissante, un sol sensible au tassement, une régénération peu présente, l’épicéa pas forcément adapté.

Il faudra veiller aux menaces qui pèsent sur elle : la présence de gui sur les sapins, les dégâts causés par le gibier.

L’ONF a proposé un plan, sur une durée de 20 ans (2014-2033), permettant d’équilibrer et d’harmoniser le développement de la forêt, en procédant notamment à deux coupes importantes planifiées à 10 ans d’intervalle.

Ses objectifs principaux seront de :

  1. Récolter les bois mûrs ;
  2. Assurer la régénération dans les zones ouvertes ;
  3. Appliquer une sylviculture adaptée aux différentes essences présentes et favoriser des essences adaptées aux différentes stations.

Un traitement en futaie irrégulière par bouquet est préconisé pour tenir compte des enjeux de production de bois d’œuvre et d’accueil du public.

Ces coupes, et la plantation qui suivra, sont nécessaires pour assurer le renouvellement du peuplement.

 

  • Chemin et promenade :

Le bois est aujourd’hui difficilement accessible, et reste réservé aux chasseurs et ramasseurs de champignons.